robin_index.gif (9504
                      octets)

chrono.gif (1744
                                octets) poesie.gif (2192
                                octets) roman.gif (1868
                                octets) traduction.gif
                                (2450 octets) critique.gif
                                (1979 octets) ecoutes.gif (2186
                                octets)
icono.gif (2534
                                octets) proses.gif (2040
                                octets) lettres.gif (2171
                                octets) theatre.gif (2064
                                octets) radio.gif (1706
                                octets) voix.gif (1867
                                octets)
radio_signat.GIF (6079
                  octets)
biblio.gif (1004
                                octets)
temoins.gif (1901
                                octets)
contact.gif (1838
                                octets)

Armand Robin
1912 - 1961 : éphéméride

banniere.gif (73487 octets)

- 1955  -

janvier Plusieurs témoins confirment qu'AR possède une voiture, une Isetta, une vraie voiture de poète ! dont il assure la conduite de manière plutôt personnelle. On ignore quand il l'a achetée. Mais plusieurs témoignages nous le peignent rangeant face au trottoir son "pot de yaourt" ; on dit aussi "suppositoire" (à autobus !), et Alain Bourdon parle de voiture-fusée ! Il s'agissait d'une voiture économique assez particulière : bas prix, micro-format, moteur de motocyclette, transmission par double chaîne ; 2 roues très proches à l'arrière. On y entrait par l'avant ou par le toit. Le volant est solidaire de la porte et s'écarte pour laisser entrer 2 adultes et un enfant, sans compter les bagages naturellement, et notamment le vélo avec lequel AR fait la livraison de ses Bulletins :  en cas d'embouteillage, il range la voiture comme il peut, en extrait son vélo et continue sa tournée.

10 : BER N° 2. Le Bulletin d'Ecoutes de Radios tire à 35 exemplaires et sort 2 fois la semaine.
14-15 : BER N° 3

 *** Note de Jean Paulhan à Gaston Gallimard : Armand Robin : La fausse Parole ( A reprendre à Lindon)

février 1 : NNRF : note lecture sur Amour, mot de passe : les signes de l'addition de Robert Mallet.
Trois courts passages du texte en français d'un poème de Dylan Thomas : mise au point à la suite d'une réaction de lecteur. l'article sera inséré dans Poésie non Traduite II. Voir septembre 1954

9-10 : BER N°9
13 : BER N°10

19 : émission de radio incertaine d'après Françoise Morvan : Création poétique libre dans la France actuelle : Philippe Jaccottet

mars 15-16 : BER N° 20
21-22 : BER N° 22
24-25-26 : BER N° 23
avril 1 : NNRF : Galcynski : Testament dans la nuit : traduction du polonais à paraître dans Poésie non traduite II
mai 1 : Défilé traditionnel de la fête du travail. A Lille, à l'appel du MNA ( Mouvement National Algérien), des Algériens  favorables à l'indépendance de l'Algérie en profitent pour réclamer la libération de Messali Hadj : la police reçoit l'ordre de les empêcher de se joindre au cortège. Il s'en suit des violences.

12 : Le Libertaire : Pour Gilles Martinet, dernier article au journal, qui lutte pour sa survie et qui va bientôt disparaître. Voir le texte complet de l'article : Pour Gilles Martinet. En 1953-54, le journaliste Roger Stéphane, le magazine France Observateur et Gilles Martinet, son directeur, risquent des poursuites et une condamnation dans l'affaire dite des fuites, sur fond de guerres d'Indochine et d'Algérie et surtout de liberté de la presse. Armand Robin connaît Gilles Martinet depuis longtemps : directeur dès 1944 de l'Office Français d'Information (à l'origine de l'Agence France Presse), il a été aussi un des premiers clients de son Bulletin d'Ecoutes des Radios. 
A noter que dans cet article, et pour la 1ère fois de manière publique, 10 ans après, AR reconnaît sa participation à la résistance, justement aux côtés de Gilles Martinet :  J’ai appris à apprécier Martinet dans la résistance. Celui-là, il était modeste et il le resta ; il ne se croyait nullement un héros. [...]  Il n’avait pas de haine, ne connaissait aucun fanatisme ; il était surtout attristé. Au sujet des adversaires eux-mêmes, il cherchait des explications à leur conduite, et si possible des excuses. Il n’aimait pas les accusations. Je le rencontrai souvent lors des combats de Paris et dans les mois suivants.

13 : Belles Lettres : 21h40-22h40 : émission de radio sur Hölderlin, fête de paix, avec André Reybaz comme lecteur. Le poème - sans la dernière strophe - paraîtra dans la NNRF en juillet et sera repris dans Poésie Non Traduite II

14 : [1ère ? ] réunion des anciens élèves de ND de Campostal chez Xavier Cozic, pharmacien à Rostrenen et ex-condisciple.

23 : Pierre Morain, militant anarchiste, distribue des tracts favorables à l'indépendance de l'Algérie : en fait il proteste contre des violences policières  à l'égard des Algériens, commises notamment le 1er mai à Lille. Il est interpellé, puis relâché.
29 : Pierre Morain est à nouveau interpellé, inculpé de reconstitution de ligue dissoute, - alors qu'en tant que Français, il ne pouvait pas y adhérer ! - puis emprisonné.

juin 1-2 : BER N° 38
22 : BER N° 43
juillet 1 : NNRF N°31 : Friedrich Hölderlin : fête de paix, texte allemand et traduction, précédés d'une note d'introduction : Ce poème de Hölderlin... légèrement différente de celle qui paraîtra dans Poésie Non Traduite II. Là se terminent, après Goethe en 1942,  les traductions de l'Allemand d'Armand Robin. On peut mettre à part sa traduction de Roméo et Juliette au village de Gottfried Keller, dont on ne connaît rien. Sans doute une oeuvre de jeunesse d'après Jacques Martin qui fut son professeur d'allemand. On pourra la lire ici:  Roméo et Juliette au village

14 : Le soutien à Pierre Morain s'organise chez les anarchistes : Le Libertaire ouvre une souscription. Y participent Pierre Marty et Georges Fontenis, ami d'AR, qui va aussi participer à la défense.
29 : Pierre Morain et 23 autres militants - essentiellement d'origine algérienne - sont condamnés par le tribunal correctionnel de Lille : 1 à 5 mois de prison, malgré des preuves peu évidentes.

Les Lettres Nouvelles N° 29, juillet août : Ricardo Paseyro : Poème pour un bestiaire égyptien, traduction intégrale. Cette revue mensuelle (1953-1959) dirigée par Maurice Nadeau ne compte pas les grandes signatures : Artaud, Barthes, Ionesco, Beckett, Böll, Duras, Guilloux, Michaux, Leiris, Borgès etc...

août Armand Robin a fait 2 brèves apparitions en Bretagne durant l'été. Hippolyte, son frère, estime qu'il n'est pas revenu dans sa famille à partir de 1957. On peut donc penser qu'il s'agit là d'un de ses derniers séjours en Bretagne.

25 : lettre à Jean Paulhan : envoie quelques poèmes  de Ricardo Paseyro,  rencontré en 1952-53 chez Jules Supervielle : à l'intérieur de l'histoire de la langue espagnole, ils marquent un retour de chaleur et d'intérieure véhémence. AR fait le projet de les publier dans la NNRF en octobre comme prévu. En fait ce sera pour août 1956. Il joint également des poèmes d'Adam Mickiewicz, en annonçant son centenaire pour novembre : parutions effectives en novembre, sauf ceux marqués inédits : la vie de Cichovsky (PNT II), Sur une onde grande et pure (inédit), Hélas ! déjà dans la maison où je suis né (inédit), Batkchisaraï (inédit), Hors mes regards (inédit), A une mère polonaise PNT II), Paix marine à hauteur de Tarkankout (inédit), Tisserander l'amour (PNT II).

septembre 23 : après appel du procureur de Douai, et insistance sur le fait qu'il est Français, Pierre Morain voit sa peine aggravée : de 5 mois elle passe à 1 an de prison ferme.
AR Signe une dédicace de La Fausse Parole à Henri Garnier, médecin à Lézardrieux et ancien condisciple de ND de Campostal.
octobre 13 : Le Libertaire annonce que   Le comité pour la défense de Pierre Morain et de toutes les victimes de la répression colonialiste est créé à Paris avec notamment Jean Cassou, Claude Bourdet, Daniel Guérin, Georges Fontenis, Jacques Danos et Armand Robin.  Les deux derniers nommés sont en fait les animateurs du comité.

17 : longue lettre à Geneviève Bray : il s'agit de préparer une émission de radio à l'occasion du centenaire de la mort d'Adam Mickiewicz, qu'AR annonce pour le 27. AR lui confie la lecture de 3 poèmes; 2 autres interprètes sont annoncés, Reybaz et Blanchar, mais ils seront finalement remplacés par Séverine et Alain Cuny. Enregistrement prévu pour les 12,14 et 16 novembre de 9h à 12h au Club d'Essai, ce qui sera respecté. La lettre est aussi l'occasion de faire le point sur leurs relations qu'AR voudrait plus amicales; et aussi sur la fâcherie avec Anne Caprile. Annonce un départ pour la Suisse, avec un retour au début du mois de novembre.

Cahiers des saisons N° 2 : Mickiewicz : trois poèmes de Crimée, traductions du polonais. Il s'agissait d'une toute nouvelle revue, née en août, paraissant 6 fois l'an, gérée par Claude Perdriel pour le compte des éditions de Minuit pour les huit 1ers numéros, puis par Julliard.  Le directeur était Jacques Brenner. A la rédaction on y trouvait en plus : Marcel Bisiaux, Jean Louis Curtis, André Dhotel, Henri Thomas.

Monde Nouveau : Outre Ecoute 1955, article dans la veine de La Fausse Parole. Unique participation à cette revue mensuelle internationale, publiée par Pierre Mahias. La revue est située à droite au plan politique : Pierre Mahias était le chef de cabinet de Georges Bidault (MRP). Au sommaire, on trouve aussi bien Guy Mollet que Georges Lambrichs. Ce dernier dirige la section littéraire, et à ce titre y publie Jean Paulhan, Georges Perros, Louis Guilloux, Jacques Audiberti, Ungaretti, Mandiargues, Beckett, Camus...

novembre 1 : NNRF : Rubrique Le temps comme il passe : Adam Mickievicz, Poèmes : les six  traductions seront reprises dans Poésie Non traduite II.

3 : BER N° 73 : AR annonce qu'il a refusé le prix Mickiewicz (75 000 francs) malgré les pressions du PCF. Il annonce aussi que désormais il n'y aura plus d'appréciations qualitatives dans les informations du Bulletin.

11 : Le Figaro confirme qu'AR a bien refusé le prix Mickiewicz.

12 - 14 - 16 - 18 : enregistrement de l'émission Mickiewicz au Club d'Essai de la RTF.

17 : Le journal L'Express publie une note d'Albert Camus soutenant le Comité Pierre Morain, qui devient un des premiers lieux de regroupement des anti-colonialistes radicaux. Il permit de mener une campagne de popularisation de la cause des nationalistes algériens et notamment ceux du MNA. (Jean René Genty, in Le mouvement nationaliste algérien dans le Nord, éd L'Harmatan, 2008, d'où sont tirés les faits indiqués).

19 : Le Figaro Littéraire : "Livres, couronnes et tapis vert" : article qui annonce qu'AR a refusé le prix Mickiewicz à cause la présence de membres du PCF dans le jury. Il annonce aussi l'émission du 27.

27 : 20h30 - 21h30 :  "Soirée de Paris : Pour le 10e anniversaire de la mort d'Adam Mickiewicz, la RTF présente : Un poète d'aujourd'hui : Adam Mickiewicz. Une émission d'Armand Robin, avec Alain Cuny, François Chaumette, Pierre Delbon, Jean Aymé, Jean Négroni, Geneviève Bray, Séverine et Martine d'Yd. Réalisation : Alain Barroux." (programme officiel de la RTF).

26 : centième anniversaire de la mort d'A Mickiewicz : *** Adam Mickiewicz 1798-1855, Hommage de l'Unesco  à Adam Mickiewicz à l'occasion du centième anniversaire de sa mort, Paris, Unesco : 13 poèmes traduits par A Robin, avec cette simple note en P 172 : "Ces poèmes ont été traduits du polonais par M. Armand Robin". Il s'agit là de la version en français. Deux autres versions d'hommages existent, différentes, en anglais et en polonais.

30 : lettre pleine d'humour à André Dhotel, qui vient de recevoir le prix Fémina pour Le Pays où on n'arrive jamais : Mon cher Dhotel, Le jury s'est honoré en vous donnant ce prix. Et je suis très content pour vous. Cependant je suis attristé. Vous avez du talent, donc vous auriez dû être puni. Où va-t-on si le monde auquel nous avons affaire se met, perfidement, à récompenser d'autres que les flics, les médiocres, les ministres ? Je suis sûr que cette insulte sociale, que vous n'avez pas méritée (vous n'avez rien fait pour obtenir ce prix) ne vous changera pas. (citée par Patrick Reumaux, in L'honorable Monsieur Dhotel, La Manufacture, 1984.

décembre 25 : lettre à Jean Paulhan à en-tête "hôtel Le château d'Ouchy" : se trouve à Lausanne-Ouchy. AR commence par évoquer son "bulletin sur les radios mondiales" : ce travail suffirait   à me faire vivre avec le sentiment qu'il n'y a pas une minute à perdre (et m'occuper du reste) qu'à condition d'aller très vite et de passer outre à tous les petits détails ici ou là. Il a promis de s'occuper des traductions de Paseyro, mais se trouve débordé, ce qui se comprend fort bien après le mois  de novembre qu'il vient de vivre. Il évoque aussi son sentiment de persécution, dont il aimerait se guérir. Mais il n'envisage pas du tout de réduire ses activités.

25 : Carte postale d'Ouchy  à Paulette Cadre : souhaits de bonheur pour son futur mariage et pour la nouvelle année. Se dit très occupé et à des "choses difficiles et absorbantes".

index éphéméride ephemeride_index.gif (354
          octets)
*** Les événements ainsi marqués, quoique authentiques, ne peuvent être datés de manière très précise. Ils figurent en tête de l'année ou du mois.

lignanim.gif (3106
        octets)