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Armand Robin
1912 - 1961 : éphéméride

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- 1940 -

janvier 1: Esprit : parution de Airs de ronde pour lutins, (dernier texte à paraître dans la revue avant octobre 1952), avec en note l'annonce de sa parution dans Ma vie sans moi. Le titre du recueil éponyme est donc fixé.
1 : retour à Paris après un bref séjour en Bretagne - Lettre de bonne année au couple Paulhan avec le manuscrit de Temps passés incomplet : il manque presque tout le 3e mouvement, celui qui sera conservé dans la nrf. Annonce un prochain conseil de révision dont le résultat lui est indifférent.

14 : lettre à Jean Paulhan : le conseil l'a jugé apte au service armé : souhaite ne pas en revenir vivant, regrette d'avoir écrit des poèmes, ne veut plus être publié; va continuer à écrire, mais détruira ses poèmes.



*** Sans date, mais après la parution du Numéro de janvier de la nrf, lettre à Jean Paulhan : AR commente certains articles de la revue : Cocteau, Mauriac, Aragon. Il en profite pour faire le point sur ses relations, maintenant apaisées avec Elsa Triolet : je la trouve très sympathique.

février *** Lettre de Paulhan à Jules Supervieklle à Montevideo : Robin vient d'écrire à Gaston G[allimard] qu'il avait déchiré, fâché de voir que son livre ne paraissait pas, tous ses récents poèmes.
1
: nrf
: publication d'une note de lecture sur Rilke, Contes de Bohême.
 13 : Lettre d'Elsa Triolet à Jean Paulhan : Robin m'a téléphoné un matin à 9h, ce qui pour moi est l'aurore, et m'a dit qu'il avait la grippe. C'est tout ce que je sais.
 14 : Je suis fâché qu'AR ait la grippe, répond Paulhan, qui ne va pas bien non plus.
 20 : Elsa Triolet à Jan Paulhan : Cher ami, mais si, je vous plains. Je serais même capable de vous broder des pantoufles. Mais pourquoi dois-je m'intéresser à Robin ?
mars 4 : obtient son permis de conduire, catégorie B

*** Lettre à Jean Paulhan (datation imprécise) : a écrit un prière d'insérer à la demande de Gallimard ; se découvre entouré de "présences féminines" : 1ère allusion évidente à Jacqueline Dastros, sa future femme.

avril 4 : date officielle de sortie de Ma Vie Sans moi d'après Gallimard. Mais l'achevé d'imprimer et le visa sont plus tardifs....

9 : date du visa de Ma vie sans moi



15 : dernier numéro de la revue Mesures



16 : "arrivé au corps", d'après son livret militaire. Armand Robin est mobilisé à Versailles dans le Génie. Il a été faire un séjour en Bretagne juste auparavant pour passer sa dernière soirée avec son père qui lui avoue à cette occasion avoir composé des poèmes et des chansons dans sa jeunesse. Il pense rester 6 mois à Versailles. Il y rencontre Adam Saulnier, futur journaliste d'art à L'ORTF, qui dresse de lui ce portrait dans ses mémoires :
Je l’avais remarqué à quelques petits détails : le livre qui se trouvait dans son paquetage Les Fleurs de Tarbes de Jean Paulhan ; la possibilité qu’il avait de rester des heures durant couché sur le dos, les yeux grand ouverts et les mains jointes sur la poitrine ; le dégoût qu’il manifestait à la seule idée d’avoir à se laver, ce que, par conséquent, il ne faisait jamais ; son incapacité calculée à rouler ses bandes molletières ; sa fantastique mémoire (il avait appris au mot à mot le manuel du gradé) ; sa façon provocatrice de dire qu’il était anarchiste. Cité par Gérard Streiff dans sa biographie d'A Saulnier, éd L'Harmattan.


18 : achevé d'imprimer de Ma vie sans moi, 8e volume de la collection Métamorphoses, 112 p, 140X190, tiré à 1000 exemplaires sur papier de châtaignier, plus 180 en service de presse; prix : 25 francs. "Dédié à mes amis Jean Guéhenno, Jean Paulhan, jules Supervielle." Imprimé par Emmanuel Grevin et fils, Lagny-sur-Marne.



*** Traduit des poèmes russes.
*** Lettre à Jean Paulhan : demande quelques exemplaires de Ma vie sans moi pour obtenir de ses chefs l'autorisation de publier

mai 1 : nrf : parution du Prière d'insérer de Ma vie sans moi, rédigé par Jean Paulhan ... sous la forme d'une publicité dans l'espace dédié de la nrf... C'est la 1ère strophe du Portefaix des eaux qui amorce la présentation. Suit la biographie du jeune poète : né en 1912, à Plouguernével (Côtes-du-nord), - dans la ferme la plus rétive de la commune. L'acte de naissance porte : "Comparants et témoins ont déclaré ne savoir signer". Vers deux ans recevait déjà de son cheval favori un grand coup de pied en plein crâne. Cessa peu de temps après de croire aux difficultés et sut d'une âme égale accueillir les miracles, même étonnants, , qui l'aidèrent à apprendre français et grec parmi les ronces. Eut peur, bien qu'il ne fût alors au courant de rien, le jour où une amie sorcière des environs de Guéméné le menaça d'avenir poétique et de bien d'autres choses encore... Mais que tout continue... (...)
Cependant se méfier des légendes qui lui prêteraient des lueurs en plus d'une vingtaine de langues.
A publié des poèmes dans la NRF, dans Mesures, Esprit, Europe, les Cahiers du Sud, etc...
A noter que la remarque sur les comparants et les témoins de l'état civil est exacte. Toutefois, comme par miracle, ces mêmes témoins retrouvent l'usage de l'écriture lors de la cérémonie religieuse...

vers le 20 : parution officielle de Ma Vie Sans Moi d'après une lettre d'AR à Jean Ballard.
juin 4 : quitte Versailles pour Périgueux, caserne Daumesnil

8 : carte postale à Jean Paulhan et Gaston Gallimard à Mirande : AR se trouve à l'école militaire du Génie de Saint-Sulpice dans le Tarn... avec Eluard !




15 : lettre à Jean Guéhenno : lui raconte son séjour à la caserne de Versailles et lui annonce sa ligne de conduite pour la période de la guerre : Maintenant, je pense, va commencer notre véritable travail. J'ai confiance en la permanence de ce pays: il ne sera dépouillé que de ses ornements matériels. Peut-être, dénué du matériel, va-t-il enfin prendre souci du réel. Je ne crois pas, à tout prendre, qu'il y ait là un désastre.
Voilà qui me soutient en cette "nuit" très noire. Je surmonterai cette nuit. C'est dans la ligne de ce qu'il avait déjà annoncé un peu plus tôt et qui ne variera pas : Je tâcherai, autant que je le pourrai, de travailler à des poèmes, dans le silence. Il demande aussi de lui envoyer un peu d'argent.

vers mi-juin : Lettre à Jean Ballard sur papier à en-tête "Armand Guibert" barré : cherche des nouvelles de Paulhan et de Gallimard; envoie pour publication une traduction d'Essénine, sans doute Quarante bouches, qu'il a retravaillé, et demande en échange une petite somme.


21 : lettre à Jean Paulhan : donne des nouvelles de sa famille; a reçu 3 lettres de Jacqueline Allan (sic), nom de plume de Jacqueline Dastros, sa future femme; et une autre de Jean Guéhenno, "très sombre". Annonce sa démobilisation et son retour à Paris, et surtout qu'il a écrit de la prose dont il lui est difficile de parler: sans doute Le temps qu'il fait au moins dans son début.


Jacqueline Allan a publié en octobre 1938 dans le 8e cahier GLM (Guy-Levis Mano). Elle publiera également dans La Main à Plume de Noël Arnaud, dans Les Cahiers de l'Ecole de Rochefort L'oubli des Mots, dans la NRF un poème en janvier 1943, et L'écho du silence chez Seghers en 1952.
juillet 1 : prise en main de l'édition française par la Propaganda allemande : dépôt légal et dépôt au bureau de presse de l'autorité militaire d'occupation.


4 : dernière lettre retrouvée à Jean Guéhenno : J’écris. Je sens qu’au fond je travaillerai maintenant dans un monde intérieur éclairci. Les dernières années m’ont toujours paru très broussailleuses.
Voit Eluard tous les jours, et demande à nouveau de l'argent.

Après le 4 : Reçu un mot de Robin, badin, qui m'annonce qu'il va "travailler dans un monde intérieur éclairci" et qu'il est tout heureux de rencontrer Eluard tous les soirs. Quelle chance !


13 : pneu à Jean Paulhan : grâce à Joë Bousquet et Paul Eluard, AR a appris que Jean Paulhan et Gaston Gallimard se trouvent à Villalier, près de Carcassone, chez Joë Bousquet, donc tout près de lui. Annonce une lettre plus longue qui sera datée du même jour.


13 : 2e missive : envoi de poèmes; donne des nouvelles d'Eluard, "assez détruit" par la situation; demande l'adresse "actuelle" de Jacqueline Allan; fait du vélo sur la bicyclette d'Armand Guibert, et demande de l'argent sur un ton ironique: "il me reste 42 francs".

 13 : Lettre à Jean Ballard : a reçu une carte vierge de Ballard et s'en étonne, puis donne des nouvelles de la NRF, et demande si le poème [sans doute Quarante Bouches] sera publié par les Cahiers.

 14 : Lettre de Paul Eluard à Saint-Sulpice-la-Pointe dans le Tarn à Jean Paulhan : ici il y a Robin, qui est bien gentil.


[18 ?] : lettre à Jean Paulhan : nouvelles de la famille: ce n'est pas l'arrivée des Allemands en Bretagne qui allait empêcher son père de finir les foins ni de commencer la moisson ! pourrait être démobilisé vers le 30, et pour cela demande un certificat d'employeur à Gallimard pour rester en zone libre. Annonce sa visite probable à Carcassonne avant de remonter par Lyon. A reçu une lettre très noire de Guéhenno.


3e semaine (antérieure au 25) : A Robin et Paul Eluard en visite à la nrf chez Joë Bousquet à Villalier. Au cours d'une soirée, il développe ses idées sur la défaite: pour lui la situation est devenue plus claire, et l'artiste a tout à gagner à cette situation nouvelle. Sa bonne humeur, voire sa satisfaction qu'il affiche, offusquent les témoins (au moins Jean Paulhan, et Paul Eluard et probablement tout le staff de la nrf). Commentaire de Jean Paulhan dans une lettre non datée (mais postérieure au 27 juillet) à Jules Supervielle : Robin est parti pour Paris, si joyeux que tout le monde s'en trouvait offusqué, et que Guéhenno l'a mis à la porte. Dans une autre lettre du 25 juillet, il écrit que Robin était enchanté (de quoi? de tout. Il dit que la vie est enfin claire, qu'on sait où l'on va. - moi, non. On peut penser que ses interlocuteurs ont été offusqués de voir qu'AR - par naïveté - prenait tout droit le chemin de la collaboration alors qu'eux-mêmes sont déjà en état de résistance.
Trois ans plus tard, les affirmations de Robin reviendront sur la table: voir lettre à Jean Paulhan du 6 septembre 1943 :
Quand vous mobilisez contre moi une déclaration de Carcassonne, vous ne jouez pas franc-jeu, Paulhan : vous savez bien qu'à ce moment, j'étais tout à ma joie de voir sombrer le chauvinisme français et que d'ailleurs l'U.R-S.S. n'étant pas encore en cause, toute cette histoire me paraissait frivole. J'aurais beau jeu moi aussi à mobiliser les propos que tint alors devant moi Eluard et d'autres, mais vraiment cela me paraît sans importance.

 25 : Lettre de Paulhan à Supervielle : Eluard est près d'ici, à côté de Robin, enchanté (de quoi ? De tout. Il dit que la vie est enfin claire, qu'on sait "où l'on va"). - Moi non.
27 : entrevue très orageuse avec Guéhenno, qui a décidé de ne rien publier tant que la France serait occupée. En voici le récit, extrait du journal des années noires : X.., le poète vient me voir. Je l'interroge sur son expérience de soldat Il me parle de l'armée comme du plus invraisemblable monstre surréaliste. Ce qui n'est pas mal. Quant à l'événement, l'histoire ne l'intéresse pas. Alors il va continuer ses petites recherches, travailler à ses poèmes. Au total, il est assuré que la liberté n'est pas menacée. Il vivra retiré au sein de son fromage poétique. Je l'ai mis à la porte. Ces jouisseurs me dégoûtent. Il eût été ridicule de discuter, d'expliquer que la poésie, la grande, la vraie est connaissance et par conséquent liberté, la liberté même... A quoi bon...
L'événement est authentifié par une lettre de Jean Paulhan à Jules Supervielle et par un témoignage d'Henri Thomas, qui indique que la rencontre aurait eu lieu à Lyon et qui date toutefois l'événement du début août. Il arrivera bien sûr à nouveau aux deux hommes de se rencontrer, mais le ressort est cassé ! A noter que lorsque Le Temps qu'il fait sera édité, Jean Guéhenno n'en pipera mot dans son journal, alors qu'il y commente abondamment les parutions de ses connaissances, rivaux et amis et qu'il s'agit là d'un roman écrit pour lui, peut-être même le roman qu'il aurait rêvé d'écrire. Il faudra attendre la mort de Robin pour que Guéhenno parle à nouveau de son élève, mais sans jamais aborder leurs divergences d'opinion.


28 : 2 lettres à Jean Paulhan dans la même journée -1 : perspective de traduire Pouchkine et voudrait publier un volume de proses vers décembre, sans doute Le Temps qu'il fait; a reçu une lettre de Supervielle - bloqué par la guerre à Montevideo - à la suite de son envoi de Ma vie sans moi; demande une avance à Gallimard; n'a aucune nouvelles de ses frères mobilisés; et annonce son arrivée probable à Paris pour le 10 août. - 2 : Sera démobilisé le 1er août ou au plus tard le 4 et rejoindra Paris, puis ira voir son père; réitère sa demande  d'une avance.


31 : Armand Robin libéré : "a déclaré se retirer à Vichy chez la princesse de Chambrun Ruspoli, hôtel Lafayette" sous le prétexte qu'il doit donner des cours à sa fille.

août  4 : arrivée à Vichy

6 au 14 : visite à des "amis" dans la Nièvre: il s'agit vraisemblablement de Jacqueline Dastros et de sa famille.

10 : Lettre de Paulhan à Jean Grenier : Robin se réjouissant de l'indépendance de la Bretagne, Guéhenno l'a mis à la porte.

16 : lettre à Jean Paulhan de Vichy, où il n'a pas encore vu son élève: s'est amusé à franchir la frontière de la zone libre dans la région de Nevers; nouvelles d'Eluard: il a quitté Saint-Sulpice; exprime le souhait que la nrf continue.

 milieu du mois : Lettre de Jean paulhan à Jules Supervielle : Drieu étant allé voir Abetz en a reçu le conseil de fonder, non pas un journal [...] mais "une grand revue politique et littéraire". La revue paraîtra donc. Chez Gallimard, qui pense ainsi être protégé contre bien des choses.

Robin est reparti pour Paris, si joyeux que tout le monde s'en trouvait offensé, et que Guéhenno l'a mis à la porte. (Les Allem[ands] ont annoncé que la situation des poètes en France occupée "allait changer du tout au tout".

 17 : départ pour Paris

 18 : AR est arrivé à Paris

 19 : Lettre de Jean Paulhan à Marcel Arland : Robin, vu hier, me dit que les paysans bretons (et il les connaît bien) sont tout joyeux à l'idée de leur autonomie prochaine

septembre a peu écrit, occupé par des problèmes matériels et familiaux: libération de ses frères, visite à son père (?), déménagement et préparatifs de mariage.....
octobre [6 ? :] lettre à Jean Paulhan : Ici la liberté de créer est aussi grande qu'avant;  sinon plus : peut-être est-il mieux que l'esprit n'ait pas à penser politiquement, mais seulement humainement; annonce son mariage pour dans une quinzaine de jours et souhaite JP comme témoin, avec Eluard comme témoin pour Jacqueline ; a vu Drieu, Guéhenno, et Eluard; a déménagé au 55, rue Paul Barruel Paris 15e, domicile de la future mariée, et futur domicile du couple; donne son numéro de téléphone Lecourbe 90 09.


24 à 11h 10 : mariage à la mairie du 15e arrondissement d'Armand Robin avec Jacqueline Jeanine Juliette Dastros, sans profession, née le 13/7/1906 à Nancy. Comme prévu les "témoins majeurs" et signataires sont Jean Paulhan et Eugène Grindel (Paul Eluard). Le couple s'installe au 55, rue Paul Barruel, avec notamment la soeur de Jacqueline et sa mère, qui décèdera en 1945; le père lui est déjà décédé au moment du mariage. Jean Guéhenno ne semble pas être présent car il n'a pas signé.
Le mariage religieux a lieu le même jour à l'église de Saint Ferdinand des Termes, 17e, alors en fin de reconstruction. Les témoins sont Paul Guyot et Anathas[e...illisible] Boyoun, "ministre de Bulgarie à Paris, rue de Monceau".

novembre 23 : sous la pression allemande, Drieu La Rochelle est nommé directeur de la nrf.

*** : Lettre de Paulhan à Marcel Arland : Je suis tombé hier en pleine réunion directoriale. Drieu, Robin, Aymé, Fernandez, et (je le crains) Jacques Boulanger.
décembre *** fin novembre ou courant décembre : lettre à Jean Paulhan : AR a lu plusieurs auteurs maison, Cocteau, Aragon, Mauriac et Elsa Triolet... qu'il trouve sympathique désormais. Clairement AR est à la recherche d'un travail à la nrf !


1 : nrf: 1er numéro sous la responsabilité de Drieu: Ma vie sans moi (le poème) et Temps passés (non repris en volume). Mais Temps passés, écrit en fin 1939 a été amputé des parties I et II. On pouvait y lire notamment:
Foudroyeur monotone de notre Europe de fantômes,
Dieu juif toujours jaloux, toujours blessé, Hitler
Sur son Mont Sinaï grelottait de grandeur.
La censure - volontaire ou non - est donc déjà à l'oeuvre ! texte complet ici.
Par ailleurs, c'est Drieu lui-même qui présente Ma Vie Sans Moi.

Le même numéro contient le 1er article critique sur Armand Robin. Il est signé Drieu. Plutôt mitigé dans les éloges, il se termine toutefois par : Il y a dans Ma Vie sans Moi, des dons définitifs : un rythme sûr et qui étendra ses conquêtes, une passion qui ne s'étiolera pas, une pensée acharnée à se chercher à travers les cryptes de la nature.

3 : lettre à Jean Paulhan : AR avait sollicité un poste auprès de Drieu à la nrf: Gallimard a répondu par la négative. Par ailleurs il attend des nouvelles de la fondation Blumenthal pour l'attribution d'un prix. La lettre se termine par un "amical souvenir" de la main de Jacqueline.


12 : AR à la nrf... mais n'a pas vu Paulhan, qui y a toujours un bureau tout près de celui de Drieu.


13 : lettre à Jean Paulhan : accord pour un dîner le dimanche 15; met en avant les poèmes de Jacqueline ; a reçu une lettre de Jean Guéhenno: "elle m'a fait grand plaisir pour lui".


15 : repas des Paulhan chez les Robin, avec Raymonde, la soeur de Jacqueline.


25 : lettre aux Paulhan : a reçu une des bourses Blumenthal avec Jean Follain, soit 11000F sur 2 ans. Avec ses cours et un petit travail chez Gallimard, cela lui assurerait un avenir ; travaille le sanscrit et cherche un correspondant en irlandais.

*** Non daté pour 1940 : texte respecte ton chien de père, traduction / adaptation de la mythologie boudhiste.

dernière révision : 22/03/2014

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*** Les événements ainsi marqués, quoique authentiques, ne peuvent être datés de manière très précise. Ils figurent en tête de l'année ou du mois.

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