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Armand Robin
1912 - 1961 : éphéméride

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- 1938 -

janvier *** Ecrit Prière, Mort d'un arbre, Ma vie sans moi, En écoutant Toscanini, Le portefaix des eaux

1 : Parution dans Esprit de la critique de Zweig : Le chandelier enterré


15 : Parution dans Mesures de 3 poèmes d'Essénine : Lettre à sa mère, La pluie, et J'ai plaqué ma maison natale. C'était une revue où l'on veillait particulièrement à la qualité de la traduction.

février 1 : Dans Esprit, 3 articles critiques : Kuncz, le monastère noir; Kohler, coups de bâton; Calet, le mérinos
mars 1 : Dans Esprit, parution de la critique de Liam O'Flaherty, le puritain
Envoie à Jean Paulhan des poèmes de Tuwim et Essénine
***Lettre à Jules Supervielle : lui envoie sa critique de Calet. Dans une autre lettre non datée de la même période, il écrit: "J'ai pris des décisions extrêmement graves : ne plus publier une ligne nulle part, ne plus rien montrer ; pardonnez-moi : vous ne savez pas quelle atroce torture permanente est ma vie jour et nuit".


11 : lettre à François de Crépy et lui parle d'amitié.


19 : lettre à Jean Paulhan, et lui envoie Transfiguration, écrit en 1937. Mais le poème ne sera pas retenu pour Ma Vie Sans Moi.


20 : Dédie Prière à Mme de Crépy "en regrettant que ce poème ne soit pas fait de plus de lumière"


24 : visite à la nrf


25 : lettre à Pierre d'Elbée, ami de François de Crépy : lui envoie Transfiguration et lui donne rendez-vous pour le lendemain.
Lettre à Jean Paulhan : a modifié la fin de Transfiguration
Lettre brève et sèche à Jean Guéhenno : lui fait part de son étonnement à trouver son nom au bas de l'Appel à l'union nationale d'André Mauriac, Louis Aragon, Georges Bernanos, Colette, André Chamson, Henry de Montherlant, André Malraux,   Jules Romains...paru dans Le Figaro du 20 mars :  Devant la menace qui pèse sur notre pays et sur l’avenir de la culture française, les écrivains soussignés, regrettant que l’union  des Français ne soit pas un fait accompli décident de faire taire tout esprit de querelle et d’offrir à la nation l’exemple de leur fraternité. AR Robin préfère la position des anarchistes qui s'exprime par un "refus de penser en choeur". Le divorce entre le maître et l'élève est sur le point d'être consommé !

avril - mai période d'écriture
mai 1 : Esprit : critiques de André Suarès, Trois grands vivants ; Pierre Hubermont, l'arbre creux et surtout Jean Marcel Bosshard, ces routes qui ne mènent à rien, où l'on trouve l'affirmation suivante : "Bosshard manifestement appartient à ce groupe  très restreint d'hommes pour qui la vie n'est plus qu'un beau prétexte, dans les deux sens du mot : camouflage de soi-même et prologue à un texte".

15 : Arts et Métiers Graphiques : Lettre à sa mère, poème traduit du russe par Armand Robin. Poème de Serge Essénine, déjà paru in Mesures de janvier et à paraître dans Ma vie sans moi.

27 : réponse de Jean Ballard à une lettre de début 1937 qui s'est perdue, voire plusieurs. AR a comme prévu envoyé des textes à fin de publication : la revue les refuse avec explications : Je regrette que l’avis commun à nos amis ne soit pas favorable à l’insertion de vos poèmes. Ils sont pleins de bonnes choses mais vraiment inégaux. Je vous avoue que je suis un peu inquiet quand je lis un vers pareil ou qui se prétend tel :
« Réclamant à la fois et proclamant étranges… »
Je me demande ce qu’en penserait Valéry qui passe une quinzaine auprès de nous et dont les rigueurs techniques sont si grandes.
Avouez, mon cher Robin, que cette syntaxe et les mots qu’elle accouple répondent peu à l’idée de poésie.
Le premier serait [mieux], mais je suis un peu choqué de voir apparaître de la rhétorique là où elle n’aurait que faire. « Ce révolver » qui une « fleur fine [et luisante] , noire et rouge et soudain sanglante » et puis à la fin du poème « fleur de votre vie qui fleurira dès le matin ». Est-ce bien l’état d’âme d’un désespéré qui se suicide ? Je dois vous dire pour être franc que je ne leur préfère pas celui de la « nouvelle revue Française ».
Si je n’avais pas vis-à-vis de vous fait promesse d’entière franchise, je me contenterais d’une réponse enguirlandée vous disant que la frivolité de ce temps répugne au drame et vous penseriez que c’est une mauvaise raison parbleu. Je [dois]vous dire ce que je pense. Mais comme je crois en vous, je [vous] demande de nous communiquer ce que vous produirez.
Le poème destiné en principe à la nrf est peut-être Transfiguration, qui ne sera pas retenu pour Ma Vie sans Moi et paraîtra dans Arts et idées en 1939. 

juin 1 : Esprit : critique de L'arche de Noé de Supervielle + notes sur Chesterton, le club des métiers bizarres ; Giraudoux, les cinq tentations de La Fontaine ; Robert Aron, Victoire à Waterloo.
*** Lettre non datée au couple Paulhan: va se faire opérer (sans précision) par un chirurgien ami : intervention banale et bénigne; veut passer à la nrf pour reprendre une lettre.
Fait de l'enseignement.
juillet 1 Esprit : critiques de La Nausée de Sartre; La vie recluse en poésie de Patrice de la Tour du Pin, et 2 romans russes : Tempête sur la ville de Gorki et La horde de Chichkoff.


Début du mois: une semaine de repos dans Les Andelys
Lettre à Jean Paulhan : accepte son invitation à venir dans sa propriété de Royaumont après son opération prévue pour début août.


Mi-juillet : nouvelle lettre à JP. Finalement l'opération sera retardée à la mi-août, la semaine de repos n'ayant pas été suffisante ; voudrait passer à Royaumont avant l'opération, mais doit aussi  se reposer. Problèmes de traduction. Lui envoie Joie de Dieu à l'apparition de l'homme sans doute inspiré par sa rencontre récente et fortuite avec Supervielle, pour qui il a écrit une critique à paraître dans Regains.
Lettre à Supervielle : remerciements pour l'envoi de contes; lui déposera des traductions d'Essénine. Annonce son opération chirurgicale pour la fin du mois.


Entre 16 et 20 au moins : séjour au château des Taboureaux chez de Crépy, dans l'Yonne: il y écrit Bergeries, l'un de ses rares poèmes totalement manuscrit.


19 : lettre à Jean Paulhan : espère se faire opérer vers le 26-28 à moins que le chirurgien ne préfère attendre la mi-août.


24 : retour à Paris, et sans aucun doute nouvelle consultation du chirurgien qui décide de la date d'opération.

août Entre 1 et 5 : opération chirurgicale dans la clinique du 22 Villa Marguerite d'Issy-les-Moulineaux. Impossible de savoir de quelle nature. Jean Paulhan lui envoie de l'argent et un mot à lire à son réveil. AR l'en remercie le 6, et en sera encore tout ému en 1947.
Est rentré chez lui pour le 10 au moins et sans doute le 9, et doit y rester 3-4 jours "aussi immobile que possible".


9 : lettre à Jacques Permezel : s'est bien rétabli, et lui envoie des poèmes: Devant le portrait de ma mère, Transfiguration, Bergerie, Mort d'un arbre, Ballade à mon piano et TSF.


10 : longue lettre à Jean Paulhan: a reçu les épreuves de la traduction de Rilke à paraître en septembre; envisage de partir en convalescence aux alentours de Font-Romeu; lui envoie Prière, "près de son état définitif".


10 : Lettre de Jean Ballard, clinique Villa Marguerite, en réponse à au moins un courrier d'AR contenant des poèmes et se plaignant qu'on lui en veuille aux Cahiers du Sud. Jean ballard répond par de nouvelles explications : J’ai lu vos lettres et vos poèmes et je comprends leur embarras. Comme j’ai l’habitude d’une certaine franchise avec vous, je résumerai en quelques mots notre opinion commune.
Vos poèmes respirent trop la tradition et ne sont pas dans notre ligne. Vous direz : mais le sentiment est moderne et en tous cas, il est authentiquement mien. Peut-être, mais la note romantique domine trop et donne un certain tour élégiaque qui n’est pas commun à nos publications. Et, la sorte de rigueur que nous apportons dans notre choix, découle d’une autre rigueur, celle de nos attitudes mentales à une certaine sévérité à l’égard de nous tous pour ce qui paraît trop sous l’influence de nos classiques et surtout de nos romantiques, car nous nous méfions d’eux davantage que des premiers. Donc, à un certain égard nous pourrions dire que nous prêchons plutôt un retour à cette sorte d’accent impersonnel et à cette objectivité des grands classiques.
Vous êtes assez instinctif pour me comprendre, et pour deviner même ce que je n’arriverais pas à exprimer avec des mots.
Pour moi, dire que vous n’êtes pas dans l’atmosphère des Cahiers caractérise une impression beaucoup plus complexe que l’opinion exprimée plus haut, un sentiment assez moderne du tragique humain, du drame universel substitué au petit choc de l’angoisse personnelle, et cela avec des résonances pourtant individuelles avec un accent d’émotion directe.
Voilà la sorte de poésie que nous défendons aux Cahiers, et ce faisant, nous essayons de restituer la primauté d’un certain lyrisme caractérisé par la grandeur.
Mais il n’y a pas lieu de vous formaliser de tout cela. Vos poèmes sont pleins de beauté, et si nous ne les publions pas, c’est précisément parce qu’ils atteignent à ce point où leur publication devient un manifeste. S’ils n’étaient qu’une promesse cela n’engagerait pas la Revue, mais ils sont davantage, alors, nous les écartons comme une profession de foi qui nous mettrait en contradiction avec nous-mêmes.
Cela dit, croyez que nous vous aimons beaucoup et que notre attitude est loin d’être indifférente, bien au contraire, elle révèle peut-être plus de considération, d’estime et d’amitié que beaucoup d’adhésions dont vous êtes fier.

16 : arrivée à Superbolquère dans les Pyrénées Orientales au chalet Lo Pardal, chez des amis en convalescence.


17 : lettre à Jean Paulhan : envisage d'aller le voir à Capvern (Hautes-Pyrénées), où Mme Paulhan est en traitement.

18 : Lettre à Jean Ballard : AR accepte les critiques et reconnaît leur justesse : Je suis très, très content de votre lettre. Elle fait d’ailleurs honneur aux Cahiers du Sud. Merci.
Elle m’a défini très justement ce que je sentais entre nous : je crée d’instinct ce dont j’ai besoin ; il arrive que parfois l’expression qui me libère est moderne, d’autres fois qu’elle est romantique ou classique. Je ne me pose jamais ces questions, ne peux pas me les poser, mais je trouve très bien qu’une revue soit rigoureuse, qu’elle soit fidèle avant tout à sa propre raison d’être.
J’aime beaucoup les Cahiers ; comme je n’ai pas le droit de juger par moi-même de ce qui en mes poèmes peut leur convenir ou non, je vous envoie à tout hasard des œuvres, car cela me fait beaucoup plaisir de vous donner quelque chose. Ceci signifie que je ne m’attends nullement à ce que vous acceptiez ce que je vous envoie et que par conséquent un refus de votre part ne peut pas me formaliser.
AR minimise son opération, un rien,  annonce son retour en Bretagne pour dans 3 semaines et demande l'avis de Ballard sur la revue Volontés, dans laquelle il s'apprête à publier.

22 : lettre à Jules Supervielle : "il y a un bonheur de plus dans ma vie depuis que je vous connais" ; apprend à jouer du piano et jouit du spectacle de la nature en montagne. Repos forcé jusqu'à la fin du mois.


Entre 22 et 28 : visite et lettre à Jean Paulhan : se préoccupe du sort de Mme Paulhan, malade.

22 : Lettre de Jean Ballard qui scelle la réconciliation : Votre lettre me touche parce que j’y découvre une grande probité intellectuelle et cette honnêteté qui permet d’atteindre au désintéressement véritable. Grâce à elle vous pouvez comprendre les raisons rigoureuses et profondes qui motivent le choix des Cahiers, mais à l’encontre de la plupart des gens de lettres vous ne vous en formalisez pas. Cela prouve une intelligence plus haute qu’à l’accoutumé.
Bien sûr je serai toujours heureux de vous lire et plus encore de vous publier, mais je ne ferai pas de cette publication un critère de valeur, car je ne doute pas que vos œuvres aient en soi signification et valeur propre, indépendamment de l’usage qu’on peut en faire. Et si le hasard veut qu’elles s’accordent à nos vues, cela ne leur ajoute rien, ni leur enlève.

28 : lettre à Jean Paulhan : est guéri et va reprendre ses travaux poétiques; la revue Volontés va publier un de ses poèmes dans son numéro d'octobre.  Ce sera Ma vie sans Moi, qui donnera plus tard son titre au recueil. AR confie aussi avoir découvert sa traduction de Lettre à sa mère d'Essénine dans Arts et Métiers graphiques (Numéro 63 en date du 15 mai): "Je n'aurais jamais osé penser que ce poème d'Essénine serait présenté dans cette simplicité magnifique". Annonce son départ pour la Bretagne dans une dizaine de jours et demande des nouvelles de Jean Guéhenno car ses lettres restent sans réponse: aucune d'entre elles n'a été retrouvée entre le 25 mars et le 13 décembre.

septembre 10 : Fin probable du séjour à Superbolquère; et début du séjour de quelques jours chez Mme Robinet à Cahors (mère d'un condisciple de khâgne?). Accident de voiture sur le parcours, 20 km avant Toulouse : 2 tonneaux et "un bras très légèrement foulé", dit-il à Jean Paulhan dans une des rares lettres dactylographiées. Prépare un article pour le numéro spécial Supervielle de Regains. A enfin reçu une lettre de Jean Guéhenno [non retrouvée] qui "semble encore plus découragé que désespéré". Va se remettre à la poésie. A reçu un mot de Sartre suite sans doute à son article dans Esprit sur La Nausée.
Entre mi et fin du mois départ probable vers la Bretagne.
octobre Eté - automne : parution du numéro spécial Reconnaissance à Supervielle de Regains, avec l'article de Robin : Celui qui ne peut meurtrir.


Volontés
: parution de Ma vie sans moi. La revue met en avant sa résolution de mener la lutte contre l'avilissement des valeurs, contre la littérature, l'art et la pensée commercialisées, pour les forces actives de la pensée et de la création.


Ecrit Sur Essénine, article à paraître dans Yggdrasill, avec 3 traductions d'Essénine : Je suis le dernier poète des villages, Je ne vais pas me mettre à me conter des histoires, et Mon érable sans feuille. Entre l'article et les traductions, AR glisse une Vie d'Essénine chantée par un paysan russe de la région de Riazan en vers, et dont il est l'auteur. Le poème paraîtra non signé dans Ma Vie Sans Moi. Autre nouveauté, AR y exprime pour la 1ère fois par écrit sa déception à l'égard de l'URSS dans une note ajoutée après coup : " Essénine a été rapidement mis à l'index en URSS : il n'y a pas d'animaux qui se mangent entre eux comme les révolutionnaires".

*** Cahiers GLM (Guy-Levis-Mano) N°8  : Jacqueline Allan, René Char, Alexis Remizov....

novembre AR fait installer le téléphone. Son numéro : Galvani 60-54

2 : lettre à Jean Ballard : envoie Quarante bouches, traduction d'Essénine, "destiné à vous, s'il vous convient", ainsi que L'arbre inconnu, traduction de Tuwim, destinée à Mesures.   Toutefois le poème ne paraîtra pas aux Cahiers du Sud. Il faudra attendre septembre1942 pour le voir dans la nrf de Dieu La Rochelle sous le titre Quarante cris, avant de le voir réapparapitre dans Quatre Poètes russes en 1949 sous le titre définitif De Profundis quarante fois.
A R déclare aller mieux, peut travailler d'autant que Gallimard parle de me publier un recueil de poèmes et que Chose bien plus précieuse : j’ai la joie d’avoir trouvé le meilleur des amis en Supervielle. C'est sans doute ce dernier qui a pris contact après l'article de Regains, mais déjà les échanges épistolaires sont très nombreux pour cette année.


16 : lettre à Jean Paulhan : Je vous envoie aujourd’hui un autre poèmes de Tuwim, un exemplaire isolé de la  « Lettre à sa mère », ainsi que ce que je viens de publier sur Essénine dans Yggdrassil. Evidemment je suis seul responsable de cette vie d’Essénine que j’attribue à un paysan russe… (Essénine est né près de Riazan). Je vous enverrai dans une semaine 2 autres poèmes de Tuwim.

AR poursuit en se posant la question de la publication d'un recueil de poèmes. Sans doute la question a-t-elle été déjà évoquée par Jean Paulhan : Est-il vraiment nécessaire que je publie un recueil de poèmes ? Je ne définis pas bien mon sentiment là-dessus : cela me ferait un immense plaisir, mais en même temps je me sens étrangement indifférent à cette publication que je désire pourtant par ailleurs avec tant de force. Ce que je sais, c’est que de toute part on me témoigne beaucoup d’étonnement de ce que mes poèmes n’aient pas encore été publiés en volume ; j’ai l’impression que l’on ne comprend pas ce retard. Qu’en pensez-vous ?… Je puis d’ailleurs vous apporter le manuscrit , qui contient environ 1100 vers.


19 : envoie un poème à Jean Ballard, vraisemblablement La nuit parle, qui paraîtra en avril aux Cahiers du Sud.   Evocation d'un repas commun avec Supervielle et Caillois.

23 : réponse de Ballard : votre poème est bon... Il joint sans doute une photo du repas.

24 : réponse d'AR : commentaires sur la photo; puis annonce des corrections de La Nuit Parle et joint Bergerie : les 2 poèmes paraîtront en avril 1939 aux Cahiers.


25 : date officielle de parution du N°31 d'Yggdrasill, voir plus haut.

décembre Prière paraît dans Volontés


3 : lettre à Jean Paulhan: envoie Les joncs, traduction du poète polonais Tuwim, qui paraîtra dans Ma vie sans moi.


13 : lettre à Jean Guéhenno : ce dernier lui a inspiré un poème : ce sera Mort d'un arbre, à paraître dans la nrf de février 1939; invitation à venir le voir ; donne d'excellentes nouvelles de son frère Hippolyte, de ses chevaux et de son taureau.

19 : Lettre à Jean Ballard : demande si les Cahiers ne pourraient pas lui faire obtenir un demi-tarif pour son billet de train de Paris à Saint-Brieuc.
22 : réponse de Mme Ballard en l'absence de son mari : Impossible... crédits épuisés...


31 : AR se trouve à Ouesquer... sous la neige, où il passe les fêtes de fin d'année. Lettre à Jean Paulhan : son père est en bonne santé malgré une fracture du crâne et 3 jours sans médecin; n'a pas reçu les épreuves de Mesures pour L'arbre inconnu, traduction de Tuwim; présente ses voeux, et aimerait lire des poèmes d'Essénine à la radio: manifestation de la 1ère velléité de Robin à l'égard de ce média. Retour à Paris prévu pour le 2 janvier.

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*** Les événements ainsi marqués, quoique authentiques, ne peuvent être datés de manière très précise. Ils figurent en tête de l'année ou du mois.

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